Un rite d’initiation pour les jeunes d’aujourd’hui

Proposé par Brigitte Chavas le lundi 01 août 2011

 
Le rite traditionnel consiste en un passage dont l’objet est toujours le même : faire passer l’individu d’une situation déterminée à une autre tout aussi déterminée. Sa structure est en général ternaire : sortie de l’état antérieur ou déconstruction, phase d’entre deux, puis issue, nouvelle construction, accès à un autre état. On pourrait dire aussi très simplement : séparation, mise en marge et retour. (Van Gennep, réédition 1992)Depuis quatre ans, quinze stages « Souffle et Thérapie, spécial jeunes » ont accueilli plus de cent vingt jeunes de 14 à 27 ans. Nous nous proposons de décrire et interroger ici cette pratique avec les ados et les jeunes à partir de l’intérêt que nous portons aux rituels

L’adolescence est en elle-même un passage qui respecte ces trois grandes phases : la séparation – de l’enfance -, le retrait et le retour au monde. Un stage « jeunes », comme tout retrait de la vie habituelle, parle aussi de séparation, mise en marge et retour.

LE PASSAGE

La séparation

L’adolescent doit quitter son enfance. Et on ne quitte pas son enfance en un jour. Il faut du temps. Pour quitter l’enfance, on doit y revenir sans cesse, et sans cesse on doit la revivre. (Nasio, 2004)

En venant en séminaire, les jeunes se retirent de leur vie habituelle. Nous sommes soucieux d’installer un espace et un temps protégés et particulièrement attentifs à l’engagement des jeunes dans ce processus. Tous, même les ados mineurs, doivent signer une inscription où ils s’engagent à venir au stage et à y rester. S’engager, quitter sa vie de tous les jours et faire le voyage jusqu’au lieu de stage : c’est parfois une aventure difficile. Certains font un très long trajet, et pour les plus jeunes c’est souvent le premier voyage seul.

La mise en marge

Dans la période de mise en marge, les rites traditionnels proposent des épreuves à vivre dans le corps. Dans nos stages, le courage des jeunes est aussi convoqué : affronter la peur de l’inconnu et affronter aussi le regard du groupe, oser faire confiance, oser s’ouvrir et oser vivre leur corps. A différents moments du stage, nous prenons du temps pour entrer dans le corps : mouvements, jeux, étirements … sentir, aller à l’intérieur… Des épreuves sont proposées : en particulier ce rituel central de l’expérience de Respiration Holotropique qui offre à la fois une opportunité de lâcher prise et une plongée dans le corps.

Pour moi, ce fut un voyage en son sens le plus profond. Je me suis baladé dans mon corps presque physiquement, un peu comme si j’étais chaque cellule, chacun de ses organes. Peut être que ce n’est qu’à partir de ce moment que je suis venu dans mon corps pour m’y installer de façon matériellement définitive. J’ai accepté ce corps comme le mien, comme étant celui dont je vais être l’hôte mon existence durant. J’en ai fermement empoigné les rênes, pris un appui solide, pieds aux étriers et en ma personne, j’ai parlé : “je mène ma vie.” Jim, 22ans

L’ado se retire et le risque majeur auquel il est confronté est de rester dans l’errance de cette phase de retrait. Malheureusement aujourd’hui de plus en plus d’ados ne vivent cette période que devant leur ordi et de manière virtuelle. Pour d’autres le fonctionnement en bande peut perdurer sans aucune envie d’en sortir pour plus d’autonomie.

La communauté

Car le jeune vit souvent cette période de marge qu’est l’adolescence en s’initiant à d’autres formes de vie avec son groupe de pairs ; c’est le grand moment des bandes de copains, des groupes en tout genre. Dans la vie des adolescents, contrairement aux enfants, c’est la relation aux pairs qui est primordiale. De nouvelles formes de socialisation se tissent, très différentes de celles de l’enfance. (Gendreau, 1999) D’ailleurs en proposant un chemin individuel, les rites traditionnels s’inscrivent dans une filiation, une communauté.

Et nous observons en effet combien le groupe en lui-même joue un rôle primordial dans les stages et soutient activement la transformation. L’expérience de Respiration Holotropique offre un bain d’humanité et représente une forte expérience collective. Les jeunes parlent du groupe comme d’une nouvelle famille.

Une nouvelle naissance

L’adolescent a besoin de mourir à lui-même, en tant qu’enfant, et de renaitre différent, il a besoin de trouver une nouvelle dimension du goût de vivre. Pour un regard transpersonnel, après la première naissance de chair, l’adolescent se doit de naître à l’Esprit. Quand le monde ne se donne plus sous les auspices du sens et de la valeur, l’individu dispose alors d’un ultime recours en empruntant des espaces peu fréquentés au risque de périr. En se jetant contre le monde, en se lacérant ou en se brûlant la peau, il cherche à s’assurer de soi, il éprouve son existence, sa valeur personnelle. Il cherche la limite lui permettant de vivre… (Lebreton, 2003) L’adolescence fait naître la question du sens et de l’absurde, elle interroge la solitude de l’être humain et sa capacité de lien à l’autre et au plus vaste.

L’accueil, les règles, les limites posées dans les stages offrent aux jeunes un temps et un espace  de sécurité  où ils peuvent oser l’inconnu, éprouver le lien à eux-mêmes et aux autres et se poser de grandes questions. Les corps se relâchent, les consciences s’ouvrent  et les cœurs se posent. Alors s’interrogent souvent là le sens, le sacré, le mystère… comme dans les rites traditionnels.

La dimension symbolique

Le rite symbolise un passage  en lien avec une communauté. Une de ses fonctions principales est la structuration du temps. Il est lui-même une structure avec des répétitions, des formalisations. Ainsi ont évolué les stages « jeunes ». Aujourd’hui toutes les propositions sont ritualisées.  Nous avons par exemple institué un rituel pour commencer le stage en entrant dans la pièce de travail, et en faire un espace symbolique à respecter. Après les mots d’accueil, le cadre et les règles sont posés de manière très claire. Ce sont les règles habituelles aux autres groupes de thérapies que nous animons : confidentialité,  non passage à l’acte violent et sexuel,  ne pas quitter la pièce pendant les regroupements et le lieu pendant tout le stage,  liberté de participer ou non à ce qui est proposé. Nous insistons beaucoup sur le respect (de soi, de l’autre et du matériel) et le non jugement et faisons une place particulière à une autre règle qui interdit de manière expresse l’alcool et la drogue (les jeunes nous confient discrètement leur herbe ou haschich qui seront rendus à la fin du stage). Les filles et les garçons sont séparés dans les chambres, même s’il y a des couples… L’engagement au respect du cadre est pris par chacun avec le geste et la parole devant le groupe comme témoin. Nous avons  d’emblée ritualisé la parole dans l’ensemble du séminaire, sous la forme « Moi, X, Je … J’ai parlé ! » et le groupe répond « Oh ! » Si un jeune ne veut pas s’exprimer ou participer, il dit « Moi X, je passe, j’ai parlé ! » (« OH ! »)

D’autres temps très structurés sont proposés à plusieurs reprises, successions d’actes et paroles symboliques, jusqu’au rituel du dimanche matin que nous créons à partir des thèmes qui émergent du groupe lui-même : passage à faire entre deux matelas maintenus par le groupe, sauter dans le vide, se purifier à la fontaine… A travers tous ces rituels et ces règles, la dimension symbolique offre un creuset pour trouver du sens et ouvrir au lien et au sacré.

Nous avons la chance de travailler dans un bel endroit dans la montagne et nous intégrons une marche silencieuse dans la nature, qui est rejetée par certains jeunes comme inutile (« ringarde ») et ne faisant pas partie de leur monde, Le groupe accueillant autorise une fois encore les plus résistants à partir pourtant, et en silence, sur le chemin vers la fontaine. Nous proposons parfois aussi d’autres rituels dans la nature.

LES APPORTS DES STAGES

Que disent les jeunes ?

Ce stage ? Un voyage au bout de moi-même qui m’a permis de ne pas oublier qui je suis, ce que j’essayais de faire avant le stage. Vincent 15 ans

Ils apprécient le cadre clair, l’engagement qu’on leur demande, la confiance qu’on leur fait d’emblée. Ils s’acceptent mieux et osent dire parfois pour la première fois qu’ils sont adoptés, ou que quelqu’un leur a fait du mal… Ils sont heureux de rencontrer des personnes extraordinaires, parlant des autres jeunes, et apprennent à connaitre et à accepter les différences. Ils sont soulagés de trouver une autre famille, famille de cœur, où les relations vont s’installer pendant le stage avec nous mais aussi bien en dehors de nous – les thérapeutes – et après les stages pour certains. Après le stage, ils se sentent mieux dans leur corps et plus en contact avec eux-mêmes. Ils s’expriment mieux et sont plus à l’aise dans leurs relations.

Que voyons-nous ?

Nous voyons se déployer sous nos yeux tous les intérêts d’un travail de groupe en général qui semble pour les adolescents et jeunes adultes présenter encore davantage d’intérêt.

L’effet contenant du groupe

D’abord le groupe a un effet contenant. Le cadre et le groupe vont constituer un maillage, une enveloppe protectrice qui va tenir au chaud. C’est d’autant plus vrai quand il s’agit d’adolescents, souvent à vif dans cette période de changements et qui, pour se protéger, se forgent de vraies carapaces. Le groupe permet aussi d’apprendre à régler les distances émotionnelles (entre le trop et le pas assez) et va  permettre à l’adolescent de s’adosser à la relation avec ses pairs. Le dispositif du groupe est un moyen efficace pour réguler les tensions émotionnelles. Enfin le travail de groupe enseigne aussi l’expérience d’être seul en présence des autres.

L’un des signes de malaise chez l’adolescent, c’est souvent son impossibilité à vivre en groupe, à trouver des appuis auprès de ses pairs. Solitude, retrait, difficultés à nouer des relations avec les autres de son âge, sont souvent des signes d’appel, qui peuvent être inquiétants. De même, se fondre dans un groupe jusqu’à ne plus exister que par l’autre est également l’un des signes d’appel de mal-être de l’adolescent. Proposer un groupe thérapeutique peut alors aider l’adolescent à se frotter aux autres, avec l’aide du ou des thérapeutes. (Potel, 2010)

La relation à soi

Les jeunes se détendent à tous points de vue et, parfois pour la première fois, sentent leur corps. Ils s’expriment plus librement en acquérant davantage de confiance et d’estime d’eux-mêmes. Ils font un pas sur leur chemin de différenciation et de lien et un pas vers la liberté, l’autonomie et leur propre désir qui semble souvent éteint ou inaccessible.

Les apports selon les publics

Nous pouvons accueillir tous types de publics sauf des jeunes trop perturbés avec des troubles psychotiques, même si nous pensons que la Respiration Holotropique leur serait salutaire mais dans un contexte beaucoup plus contenant. Chez beaucoup des jeunes que nous accueillons, il y a une réelle souffrance. Certains sont en véritable crise et selon leur caractère et les circonstances, les adolescents en crise oscillent entre angoisse, révolte et tristesse. Cela s’est toujours très bien régulé, mais nous sommes attentifs à ne prendre que peu de jeunes en grosses difficultés caractérielles par groupe, en particulier des jeunes agressifs.  « L’enfant se défait de sa carapace, soudain étroite, pour en acquérir une autre. Entre les deux, il est vulnérable, agressif ou replié sur lui-même». Mais «ce qui va apparaître est le produit de ce qui a été semé chez l’enfant». (Dolto, 2003)

Enfants de parents divorcés, de familles recomposées, enfants adoptés, ou histoires familiales difficiles : ces jeunes semblent rencontrer davantage de difficultés pour entrer dans le monde et retrouvent, au moment de l’adolescence, et comme tous les ados, toutes les souffrances qui n’ont pas pu être exprimées plus tôt et émergent souvent à cette période charnière. Comment quitter l’enfance s’il y reste tant de souffrances, de non-dits, d’attentes déçues ? Tous les jeunes que nous accueillons semblent réclamer un cadre solide, un accueil vrai, un groupe de pairs et davantage de ritualisation.

Les apports au niveau social

Nous imaginons que si un grand nombre de jeunes avaient accès à des stages de ce type, chacun pourrait, là où il est, apporter une contribution à un monde plus conscient et plus fraternel. Dans ces séminaires, les jeunes apprennent à écouter et à dire, n’est-ce pas déjà beaucoup dans notre monde souvent fermé ? Nous avons accompagné des jeunes présentant  différents niveaux de handicap physique ou psychique (mal entendant, non voyant, troubles de la personnalité, violents, …) et ils nous ont à tous permis d’ouvrir davantage nos cœurs et nos esprits. En soutenant les ados et les jeunes, nous participons à soutenir des personnes, des histoires spécifiques, des familles, des groupes et le monde d’aujourd’hui.

QUESTIONNEMENTS

Etre adulte

Mais au fond qu’est-ce qu’être adulte et qu’auraient à apprendre les ados et jeunes pour devenir adulte?

Il y a bien sûr le niveau biologique et un statut politique et juridique incontournables. Socialement être adulte serait un rôle difficile qui consiste à envisager la limite, à transmettre des normes, des savoirs et à assumer une responsabilité. Pour nous l’adulte serait suffisamment autonome et conscient de ses blessures et de ses dépendances. Etre adulte, c’est vivre sans crainte de se montrer puéril et sans honte de s’avouer dépendant. (Nasio, 2004)

Voilà vers quoi nous souhaitons aller nous-mêmes et nous souhaitons accompagner les ados et les jeunes. Sur ce chemin nos stages représentent effectivement une sorte de rite de passage personnel positif que la plupart des jeunes reconnaissent comme tel : vers plus de conscience et plus de lien à soi et à l’autre. Pour les jeunes les plus mal dans leur peau il s’agit plus du lien à soi qu’à l’autre et au collectif. Ces jeunes peuvent par contre beaucoup nous investir comme couple parental, ou l’un des adultes de l’équipe comme modèle ou comme parent.

Le manque d’accueil du collectif

Bien sûr l’adolescence ne se passe pas en un jour et le passage à l’âge adulte traverse différentes étapes. Or aujourd’hui chez nous l’accès à une nouvelle dimension du goût de vivre n’est pas socialement construit par une série d’étapes concourant à un rituel établi sous le regard de la communauté sociale. (Le Breton, 2005)

Un jeune peut trouver une nouvelle famille en stage mais qui l’accueille au retour dans la vie quotidienne ? Certaines familles peuvent offrir une validation de son courage, une reconnaissance de l’adulte qu’il devient, et c’est déjà beaucoup parce qu’aujourd’hui la société peine à lui accorder ce statut. Mais le jeune pour se séparer de sa famille, pour quitter son père et sa mère a besoin de trouver une autre communauté. « Une communauté forte, prête à accueillir ceux qui passent à travers l’épreuve. L’accueil doit être marquant : pas une petite cérémonie sans âme comme une remise de diplôme, mais un rituel puissant, venu du cœur, qui valide le courage des initiés, qui manifeste, de la part des plus vieux, la volonté de leur faire de la place et de reconnaître leur pouvoir nouveau au sein de la communauté. » (Lebrun, 1998)  Nos stages offrent une sorte de passage personnel dans notre petite communauté qu’est  le groupe, mais quelle valeur a ce genre de travail s’il n’est pas reconnu et intégré dans la communauté sociale large ?

L’adolescent sera passé à l’âge adulte s’il peut garder un lien avec sa famille d’origine et appartenir au monde, reconnu par lui-même et par la société comme un adulte.

Dans les stages, les jeunes ont découvert des parties d’eux-mêmes. Ils ont échangé avec authenticité. Ils ont ouvert leur cœur. Les valeurs de respect, de non jugement, d’attention à soi et à l’autre contrastent tellement avec celles qu’ils retrouvent dans leurs relations, école, et travail. Comment les accompagner après les stages ? Comment les aider à rentrer chez eux avec davantage de douceur ? Et comment les soutenir pour intégrer leur vécu ? Tant de questions auxquelles nous tentons inlassablement de trouver des réponses.

Clara 20 ans: Quand je repense au stage, je le vois un peu comme une étincelle qui a fait exploser mon barrage. Il a bousculé tout ce qui était enfoui au fond de moi. Et il m’a fait prendre conscience des “flotteurs” de la vie: de l’amour en quantité en nous et autour de nous.

CONCLUSION

Les adolescents sont en mal et en recherche de limites, de cadre, d’un nouveau contenant : les règles posées dans ces stages et l’accompagnement fait d’amour et de bienveillance favorisent le tissage et l’intégration du cadre avec plus de fluidité et de confiance. Dans ce contexte, pour la plupart des jeunes,  les stages « Souffle et Thérapie » semblent faire office de rites d’initiation et participent au passage de l’adolescence : initiation à l’altérité – se sentir semblable et diffèrent -, à une communauté de valeurs, à oser aller plus près de soi, à plonger dans l’inconnu, à se regarder dans le miroir avec plus d’amour – avec bienveillance et sans complaisance -, à rejoindre d’autres niveaux de conscience, à envisager le sens de la vie.

Les ados et les jeunes interrogent notre propre adolescence, notre propre passage à l’âge adulte … Ils peuvent parfois nous inquiéter, nous laisser impuissants mais ils nous lancent aussi des questions dans leurs mots et dans leurs retraits, leurs conduites à risques : Qui es-tu vraiment ? Qu’est-ce qu’être adulte ? Doit-on vraiment renoncer à l’enfance, au plaisir, à la joie ? Quel sens a la vie ? Et l’amour ? Ils crient : m’aimes-tu ? Ils nous demandent de nous positionner vraiment face à eux et face au monde. Ils cherchent du sens, du grand, du vaste, du mystère… allons-nous y répondre ?… Et que sera notre monde demain si nous, qu’on dit adultes, faisons la sourde oreille ?

Notre rôle n’est pas de désirer quelque chose pour quelqu’un, mais d’être celui grâce auquel il peut advenir à son désir.  (Dolto, 2003)

Bibliographie

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